NOS INSPIRATIONS


La création de nos bâtiments est fortement inspirée du style Brutalism et du style mid-century


Le Brutalisme


Le brutalisme est un style architectural issu du mouvement moderne. Il connaît une grande popularité entre les années 1950 et 1970 avant de décliner peu à peu dans les années 1980. Le brutalisme tire son origine du français “brut”, utilisé par Le Corbusier pour désigner l’aspect sauvage, naturel et primitif du béton lorsqu’il est utilisé sans transformation. Rien de brutal, pourtant, dans les termes employés pour parler de ce matériau pratique et peu coûteux. On doit ainsi au Corbusier cette phrase quasi poétique : “Puissent nos bétons si rudes révéler que, sous eux, nos sensibilités sont fines”. Le brutalisme se définit donc par un matériau fonctionnel et abordable couplé à une esthétique modeste et sans prétentions.


Au plus fort de sa popularité, il est pensé comme faisant partie intégrante de la nouvelle société d’après-guerre qui se voulait plus juste, progressiste, collective mais aussi plus encadrée. Cette utopie sociale est portée par une génération voulant combattre les inégalités creusées par les conséquences de la guerre et le phénomène de gentrification qui apparait en parallèle de la Révolution Industrielle. En se positionnant à contre-courant d’un climat de déclin, l’architecture brutaliste devient un emblème de modernité


L’architecture brutaliste se compose de formes géométriques massives et anguleuses qui frappent par leur répétition : les fenêtres, l’absence d’ornements, mais surtout l’utilisation du béton « brut » comme matériau principal. Généralement de dimensions imposantes, ces édifices mettent en avant leur verticalité et la rudesse du béton, constituant une réaction aux courants architecturaux antérieurs.


On compte parmi les principaux représentants de ce courant Marcel Breuer, Le Corbusier, Peter et Alison Smithson, Ernö Goldfinger, Jacques Kalisz, Bertrand Goldberg et Fernand Boukobza. De plus du brutalisme, nous nous inspirons du style Bauhaus, avec en tête de ligne, Marcel Breuer, Mies Van Des Rohe...


Aujourd'hui, les structures brutalistes n’incarnent plus le rêve utopique, autrefois prometteur du progressisme social. À l’inverse, elles sont réappropriées par la culture populaire et donnent vie, en particulier au cinéma, à des scénarios de films dystopiques et futuristes tels que L’Orange Mécanique de Stanley Kubrik et Blade Runner 2049 de Ridley Scott.


Source :Blog Yourse "Le mouvement brutaliste"

Hôtel forum, Cracovie, Pologne, Janusz Ingarden, 1978

Librairie Geisel, Université de Californie à San Diego, USA, William Pereira, 1970

Cité Radieuse, Marseille, France, Le Corbusier, 1947-1952

L'Eco-Brutalisme


Au fil du temps, les bâtiments brutalistes sont devenus un symbole d'un âge disparu. Pourtant, leur utilité et leur stabilité signifieraient que ce serait un gaspillage de ressources de les démolir et de recommencer. La destruction pourrait envoyer des gouttes de béton et de contaminants dans l'air, potentiellement empoisonnant ceux qui vivent à proximité.
La seule option était de recycler les bâtiments d'une manière qui gardait leur utilité tout en incorporant des éléments naturels ou durables pour les rendre plus en phase avec les concepts architecturaux d'une société plus respectueuse de l'environnement. L'Eco-Brutalism peut donc être considéré comme un dialogue entre le "brutal" du béton et la "douceur" de la nature avec laquelle il s'allie.


Source :Greenmatters "Eco-Brutalism"

Habitat 67, Montréal, Canada, Moshe Safdie pour Expo 67, 1960

Studio MK27

Une villa au Costa Rica

Le Mid-Century


Le Mid-Century a débuté entre la fin des années 1930 et les années 1940, est naturellement né des mouvements modernistes qui l’ont précédés, soit le style Bauhaus et le style International. Le Mid-Century Modern a également été une réponse au fameux mouvement Art-Déco.Le design Mid-Century Modern, ou encore Mid-Mod, fut au plus haut de sa gloire après la Seconde Guerre mondiale, et il a continué de croître en popularité jusqu’aux années 70.Les maisons devaient être construites de manière pratique, de sorte à optimiser l’espace disponible en milieu urbain et suburbain. Cette recherche de praticité et d’optimisation des espaces domestiques au milieu du 20e siècle a entraîné par la suite une renaissance du design de mobilier et de l’architecture, avant de s’immiscer dans les autres formes de design dans le monde entier.


Les architectes brésiliens et scandinaves étaient très influents à cette époque, avec un style caractérisé par la simplicité propre et l’intégration avec la nature. Comme beaucoup de conceptions de Wright, l’architecture du milieu du siècle était fréquemment utilisée dans les structures résidentielles dans le but d’introduire le modernisme dans les banlieues américaines d’après-guerre. Ce style mettait l’accent sur la création de structures avec de grandes fenêtres et des plans d’étage ouverts, avec l’intention d’ouvrir des espaces intérieurs et extérieurs.


Le style Mid-Mod est adepte de l’adage less is more et privilégie la fonctionnalité plus que la forme. Si ornement il y a, ils sont généralement minimalistes et remplissent une certaine fonction. Quant aux designs eux-mêmes, ils sont alignés horizontalement et présentent des lignes nettes et clairement définies qui s’incurvent légèrement. L’influence de la nature demeure, tandis que l’on adopte de nouveaux matériaux, comme le plastique. Cela donne des designs ouverts et aérés, et dans la décoration d’intérieur et l’architecture, on associe le bois avec le verre, le plastique, le vinyle ou encore le métal. Le style Mid-Century Modern repose généralement sur des palettes de couleurs vives. De plus, il ne se limite pas à un jeu de couleurs défini. Si les tons vifs étaient populaires dans les années 50, ce sont les couleurs naturelles qui ont pris le relais dans les années 60. De nos jours, on voit surtout des pastels et autres couleurs douces.


Source 1: 99designs

Source 2: Hisour

Source 3:Avenues.ca

Kauffman House, Californie, USA, Richard Neutra, 1946

Greenwald House, Mies Van Der Rohe, Weston, Connecticut, USA, 1955